Remilou

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mardi 17 août 2010

Au mois d'août "fin"

"Momi va à l'otéan"
Moi qui pensais qu'il préférerait les petites "flaquounettes" laissées par la marrée descendante, moi qui pensais qu'il se contenterait de barboter dans l'eau stagnante, un peu plus réchauffée que le grand océan eh bien je me suis trompée!
Rémi adore les vagues et encore plus lorsque papa est juste derrière, applaudissant le petit surfeur.

L'eau est comment Rémi, salée ou sucrée ? "taléééééééééééééééééééé" "beuk!"

lundi 16 août 2010

Au mois d'août "suite"

Il y a eu la piscine aussi pendant ces vacances. Rémi adore vraiment ça et nous avions souvent des difficultés à le sortir de l'eau. A la rentrée, il est prévu qu'il aille aux bébés nageurs, sa place est réservée avec la cerise sur le gâteau, c'est sa psychomotricienne qui animera le groupe. Elle m'a parlé de balnéothérapie aussi pendant sa prise en charge au centre... Bref, notre petit Rémi aura bientôt des branchies qui vont pousser!

vendredi 13 août 2010

Au mois d'août

La pluie et les journées qui raccourcissent me signent la fin des vacances. Dans deux semaines, les petits de la maison seront prêts pour la rentrée des classes. Il va falloir pour ça que je réorganise les heures des repas du soir et qu'ils s'endorment aussi plus tôt. J'ai déjà commencé à parler de l'école, un peu.

Rémi a beaucoup progressé pendant ses congés entre grandes sœurs, grands-parents et parents toute la journée pour s'amuser, apprendre et découvrir ensemble... Mais là n'est pas vraiment le sujet de discussion, après tout, c'est encore les vacances en voici donc un résumé du début:

Il a fallu traverser un grand morceau de la France, presque huit heures de voiture " Momi part en voyage". Je peux dire bravo Rémi et merci aux deux petits écrans fixé sur les sièges de devant, aux éoliennes aussi. Il est devenu fan de Kirikou sur l'autoroute "Encore! Mais ça fait déjà trois fois qu'on le regarde!" et un "chevalier Momi" dès le lendemain de notre arrivée.

Un château à visiter pas très loin et un petit garçon qui a été très impressionné par les épées et les boucliers. Pas question de repartir sans son équipement, à la sortie il a salué la dame du billet d'entrée: "Momi est un chevalier"

samedi 3 juillet 2010

Vacances

« Tu es en vacances Rémi »

« Momi content, Momi est avec maman »

La boite en carton m'a été rendue, dedans il y avait des rechanges. Il a grandi mon petit garçon... Nicole m'a donné le travail et quelques œuvres de cette première année d'école, bien rangés dans un grand cahier et puis... Sur une feuille volante, j'ai lu:

Bonnes vacances à tous, juste après:

Scarlatine et varicelle...

Belles vacances d'été chers lecteurs et à tous les copains et les copines de Rémi: Belles journées en famille et peut être sans RDV obligés aussi... YOUPI!!!

mardi 25 mai 2010

Il a 4 ans

Mon petit garçon a 4 ans. Hier soir, après avoir soufflé ses bougies et passé une deuxième journée de fête, il a mis un "pipe" (slip) parce que les grands garçon qui ont 4 ans ne mettent plus de couche.

« Tu a quel âge Rémi ? »
« T-ois ans! »
« Non Rémi, maintenant tu as 4 ans! » ... « Tu as quel âge Rémi ? »
« T-oi ans! »
« Non Rémi, maintenant tu as 4 ans! »
« Momi petite Momi pas g-and »

Rémi aime bien me demander si je suis contente de lui:
« maman contente ? »
Il n'aime pas du tout voir les petits plis au dessus de mon nez qui témoignent de ma colère, ma déception ou de mon mécontentement.
Alors lorsqu'il vient me voir avec la « couche-pleine » il sonde mon regard et me dit:
« Momi adore maman... Maman contente ? »

Tout à l'heure aussi lorsque je lui ai répété plusieurs fois d'arrêter de faire une bêtise:
« Momi fait une g-o bêti-ssssse. Maman contente ? » et puis... il se jette sur moi pour un gros câlin:
« Momi adore maman-Momi ma-i de maman »
« Ah non, mon mari c'est ton papa mon chéri »

Un doute plane dans sa tête. Je crois que mon petit homme marche sur le chemin d'un certain complexe, qui ne me déplaît pas tant que ça, je dois bien l'avouer. Petite revanche après quatre filles on me dira...
Il est « g-and » et puis d'un coup, il est tout « petite » mais attention! Rémi n'est plus un bébé et s'inquiète lorsque nous nous pointons avec une "vraie couche": « Plus Momi ? Bébé main-nan ? »

Rémi a 4 ans. Il a soufflé plusieurs fois ses bougies en chantant « Joyeux anniversaire », le facteur est passé plusieurs fois pour lui et à la maison, il a ouvert la porte aux invités.

Moi, j'ai juste envie d'écrire MERCI ici pour tous les cadeaux qui le comblent de joie et ce matin j'ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé le voir faire l'inventaire de tout ce qu'il a eu depuis deux jours. C'était comme un matin de Noël rien que pour lui.

vendredi 7 mai 2010

Petite croix

J'ai ramené mon petit garçon à la maison et j'ai ouvert le cahier violet que m'a confié la maîtresse. Je crois que c'est la première fois que je le vois écrit dans un cahier de maternelle ou alors je n'avais jamais bien regardé. Ça, je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est toute la fierté qui m'a prise dans ses bras et la croix dans la case que j'ai vu dessinée au travers mes yeux embués.

L'année prochaine, Rémi ira chez les moyens... je n'ajouterai rien d'autre ce matin, juste une petite phrase que j'ai lue avant de m'endormir hier soir et qui m'a transportée dans le meilleur de nous tous par ici:

Ce n'est pas tant ce qui nous arrive qui est le plus important, c'est ce que nous faisons! J.Salomé

samedi 10 avril 2010

Surprise

Moi je fais de la "gynakike" car j'adore quand maman me trouve "trop fort"

Et puis maman me parle de surprise... je raffole des "upiches" alors je descends de mon arbre.

Pfff, c'est long quand même d'attendre les "upiches" mais ça y est... voilà la voiture avec mon papa dedans.

WOW!!! Alors là moi, j'en reviens pas, c'est pour moi ça ? Je peux monter dessus ?

ça, c'est le vrai truc de grand, je le sens bien dans la voix de mon papa. Il faut que j'écoute bien. Pour freiner il faut pédaler à l'envers... Ok,ok...

Au fait, comment ça s'appelle ce truc ? Non mais parce que papa dit ton vélo et maman ton tricycle. Ils n'ont pas l'air d'accord alors vous savez quoi ?
Je vais en trouver un moi de nom à ce truc génial:

un vélokike. NA!

Avec une ordonnance du médecin spécialisé, nous avons pu le commander chez Rupiani et bénéficier de l'aide financière de la sécurité sociale et de notre mutuelle

Rémi est donc beaucoup plus stable sur trois roues et enfin un vélo conforme à sa taille (Rémi mesure 116cm du haut de ses presque 4 ans

Il faut le surveiller constamment, Rémi n'a pas le sens du danger. Mon petit garçon est vraiment heureux là dessus.

mercredi 10 mars 2010

Un pas en avant

Il n'a pas eu ce privilège là, celui que tous les bébés humains ou non, goûtent après l'épreuve de la naissance. Il n'a pas eu cette chance, parce que la priorité était de respirer.
Lorsque le feu vert nous a été donné, je l'ai pris dans mes bras:
« Bonjour mon bébé » et je l'ai embrassé. Je suis certaine que tous ses sens auraient bien voulu prendre ce qu'offrait la chaleur de mon sein, effleurant le coin de ses lèvres. Il n'a pas pu. Déjà, son corps et lui étaient deux opposés. Oh! Oui !qu'il aurait voulu, il a essayé plusieurs fois, tous les deux, l'un impuissant et l'autre sans mode d'emploi, nous avons essayé, encore et encore mais c'était toujours avec cette fichue machine que le flot de mon lait coulait.
Chaque jour, le matin et le soir, je traversais le long couloir et je prenais l'ascenseur. J'arrivais dans le service des bébés fragiles et je devais passer par un rituel bien précis: lavage des mains, blouse, chaussons et masque, puis j'annonçais dans l'interphone:
«Bonjour, c'est la maman de Rémi B ». Mes mains tenaient la boite argentée et ses biberons remplis:
« Olala! Tout ça ! »
C'était un des rares moments ou mes yeux donnaient la lumière de leur joie, de ces journées là bas. Je veillais à ce qu'il ne boive que mon lait et rien d'autre, rien. Je me souviens même d'une bataille de deux jours. Il m'a fallu sortir de ma fatigue et de mon désarroi pour affirmer ma certitude: « je veux que Rémi boive le colostrum » les toutes premières gouttes. Ce trésor là, était pour lui, je voulais que son corps y puise toute sa vitalité... C'était la seule chose que je pouvais lui donner, je ne voulais pas me le laisser voler.

Et puis, l'heure de sortie a sonné. je me souviens encore avec délice du petit moment de tricherie (il fallait que Rémi boive tout son biberon pour le droit de sortie. Nous avions vidé une grande partie dans l'évier). Nous sommes rentrés à la maison. Plus de médecin, plus d'infirmière. Juste deux parents et un bébé. Un bébé fragile, un bébé heureux de dormir contre moi, un bébé comblé de téter la peau toute chaude et gonflée d'une mère pleine de cette certitude: Me laisser aller, surtout sans plus aucun horaire à respecter. Me laisser guider les yeux fermés, par cette petite bouche qui devenait à chaque tétée de plus en plus pressante, de plus en plus puissante. 
Je ne saurais dire aujourd'hui combien de temps nous sommes restés tous les trois couchés dans ce grand lit, je saurais juste dire que c'était bon de laisser la confiance diriger l'orchestre. Doucement, nous avons appris, nous avons grandi et tissé les liens d'un triangle unique: père-mère et fils.

Le temps des autres saveurs est arrivé et les visites d'orthophoniste aussi. Hyper sensibilité, réflexe nauséeux trop fort, trouble envahissant... Il fallait l'aider, il fallait lui apprendre...
Pendant des mois et des mois j'ai entendu:
« Rémi n'a pas ce souci là parce qu'il tète le sein. Heureusement que Rémi tète le sein. C'est très bien que Rémi tète encore le sein. » Rémi ne bave pas, Rémi souffle, Rémi tire la langue, Rémi est rarement malade, Rémi dort bien...Rémi revient parmi nous « ce fameux accrochage visuel, qui saurait mieux le faire qu'une mère qui allaite ? ».

Alors aujourd'hui, je suis très fière parce que OUI! J'ai participé avec toute ma personnalité et même plus encore à l'épanouissement de mon petit garçon. Mon rôle de mère est à l'extase et maintenant que j'ai passé le flambeau au père, je me régale de le voir, à son tour, accomplir son devoir merveilleusement bien. Je ne saurais pas être à la hauteur de cette tâche là. Lui le fait tout naturellement et décidé. Je n'ai jamais vu, dans son regard, une seule fois l'hésitation ou le doute. J'assiste un peu avant en préparant le repas avec Rémi (il paraît que ça aide) et après pour le dessert. Au milieu, je m'éclipse à l'autre bout de la maison...
Manger ce que lui offre son assiette un point c'est tout parce qu'il est temps et en terminer avec les petits plats tout prêts des grandes surfaces ou des purées toute douces du « Babycook ». l'avant dernière tâche... Après ça, il faudra aussi qu'il prenne la fourchette ou la cuillère tout seul et nous pourrons fermer cette page là.

mardi 23 février 2010

De retour à l'école

AVS, je connais... Enfin... J'avais regardé vite fait sur le net sa fonction auprès des enfants à l'école et puis, j'ai vite oublié qu'un jour peut être nous en aurions besoin.
EVS. Là, je ne connaissais pas avant de l'avoir rencontrée ce matin et après mon petit tour sur les pages du Web, j'en ai maintenant une idée.
Bon, AVS-EVS c'est un peu pareil, c'est une personne qui est là pour s'occuper de mon petit garçon, l'accompagner dans ses apprentissages scolaires. Par qui elle est envoyée ? : SESSAD-CAMSP-MDPH-EDUCATION NATIONNALE-INSPECTION ACADEMIQUE Je m'en fiche un peu à vrai dire.
Ce matin, lorsqu'il est revenu il m'a dit:
«  Rémi avait le sourire jusqu'aux oreilles, très heureux de retrouver l'école puis il a ajouté: et nous avons RDV à midi avec la maîtresse »
C'était parfait, j'avais hâte de discuter du travail en classe et nous devions lui expliquer les gestes en cas de convulsions.

Je crois qu'il fait partie des enfants qui sont "comme ça à la maison" et "comme ça à l'école" La maîtresse nous a fait son éloge ce matin:
« Rémi a entièrement fait cet exercice un peu difficile quand même et en plus, il était le deuxième à terminer »

Sur le chemin du retour, il ne m'a pas parlé et moi je n'ai rien dit. C'est assis à table que nous avons commencé à aborder le sujet. Je ne sais plus qui le premier. Il m'a demandé comment je l'ai trouvée, j'ai répondu « pas si pire que ça ».

Ce soir, je ne veux pas entendre la résonance de ses mots à elle, ceux qui blessent les parents que nous sommes, fragilisés par la différence et la douleur de chaque seconde de peur. Je ne peux, malgré tout m'empêcher de penser que là bas, ils pourraient faire un petit effort pour y penser en nous adressant des gens remplis de compassion et d'empathie. Même si lui, me répond qu'il ne veut rien entendre sur ce que j'ai à dire, me plaindre ? Parce que c'est "une discussion stérile".

Après tout, il a besoin d'un petit coup de pouce, juste quelqu'un pour lui montrer le chemin, l'accompagner... Nicole le faisait bien... Ce soir, en toute honnêteté, je ne sais pas si c'est une bonne idée que cette EVS, venue au départ pour un petit garçon de moyenne section, veuille s'occupe aussi de Rémi...

J'attends la cartouche d'encre couleurs et je fais chauffer l'imprimante. Mais le peu que nous avons entrepris avec Rémi, le peu de travail à la maison, aura été récompensé par le résultat de ce matin à l'école.
« Il faut continuer ». OUI! Un grand OUI... J'attends le facteur impatiemment. Encore merci à toi Laurence et aux autres mamans qui m'envoyez de quoi « nourrir » mon petit garçon.

La "guidance physique" est une excellente technique dans les cas de perfectionniste aigu et j'ai découvert hier que ( taper avec lui des mains en chantant: 3 p'ti chats, 3 p'ti chats...) pendant un exercice qui demande de la concentration et un certain temps était carrément magique pour nous.
Je suis heureuse de le voir s'installer à mes côtés avec joie et tout à fait dispo à écouter une consigne qu'il réalise souvent avec plaisir.

En ce qui concerne l'apprentissage de la lecture... Je ferai prochainement un billet pour ça.

mercredi 3 février 2010

Mauvais rêve ?

Lundi, je voulais venir ici chanter que la fièvre était tombée. Je voulais dire ici combien j'étais fatiguée et soulagée. Heureuse de pouvoir enfin fermer la page sur ces six jours entiers, ces interminables journées à le surveiller tout comme ces nuits et ces réveils matins, ceux qui viennent nous rappeler que c'est là, que la fièvre vient le secouer.
Je ne l'ai pas fait parce que la fatigue s'était invitée. J'ai laissé la lassitude prendre le contrôle et j'ai trouvé ça bon. J'ai regardé tomber la neige couvrir le sol et les prés tout entiers en l'espace d'une demi matinée.
Nous avons rentré du bois et senti le glacé des flocons sur nos joues chauffées elles, par l'effort de la corvée. C'était décidément pas un jour à sortir, demain il faudra sans doute annuler mon RDV chez le dentiste.

Mardi matin, impossible de monter en voiture, il est allé aider le voisin à dégager la rue. Lui, devait partir travailler dans la ville à côté et nous, nous n'imaginions pas qu'il salait ce petit morceau de route pour emmener notre fils un peu plus tard aux urgences, une nouvelle fois.

Leia m'a répété encore aujourd'hui qu'elle est sûre que la pendule indiquait 9h15 quand elle prenait son petit déjeuner et qu'au dessus de sa tête, j'ai crié très fort « Vincent »
J'ai entendu le bruit de la porte de sa chambre, je suis montée très vite le rejoindre. C'était le deuxième matin sans fièvre et j'avoue que les angoisses des jours d'avant étaient encore en alerte.

C'est lorsque j'ai vu ses petites mains s'agripper à la poignée de la porte de la salle de bain que j'ai compris ce qui se passait. Je crois que j'ai couru... Je ne sais plus. Je me souviens juste l'avoir pris dans mes bras : Juste à temps! Je me souviens de son regard paumé, ailleurs ? Absent ? Son regard d'au secours. Je crois que je "m'habitue" tout en me demandant si je pourrai apprivoiser un jour cet état, cette parenthèse là.

Des convulsions et cette fois ci, sans "l'excuse" de la fièvre. Il a téléphoné au spécialiste. Ce soir, après quelques examens à l'hôpital, Rémi rentre à la maison avec un papa très fatigué et un médicament à prendre le matin et le soir pendant deux ans. Une nouveauté, un nouveau mot dans notre vie qu'il va falloir apprendre.

Je suis terriblement fatiguée, qui sait... peut être que tout ça est un mauvais rêve et je vais me réveiller.