Remilou

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jeudi 11 février 2010

Résolutions

Très régulièrement je me rends ICI et ICI pour féliciter le travail de Sixtine et Alexandre. J'admire beaucoup leur maman à tous les deux. Depuis plusieurs mois, j'essaie de temps en temps les jeux proposés, j'imprime et parfois Rémi aime, parfois moins et souvent pas du tout.
A la maison, comme en dehors, tout le monde s'accorde pour me dire qu'il est jeune et qu'il a le temps...
Il a compris que dans papa il y avait un « pé » et que maman avait un « èm » et mieux encore, que si on met un « i » à côté du « p » ça fait « pi » comme dans Popi et Capi. En ce moment on s'amuse avec le « ba » de bateau, de ballon et de banane. Rémi sait dénombrer en disant un et un deux et un parce que la suite c'est trois mais qu'après il ne sait pas. Rémi peut passer des heures avec les Duplo ou les Kappla. Rémi saute toute la journée et en vélo, je dois courir pour le rattraper.

Rémi dessine de jolis bonshommes quand il en a envie... Mais Rémi n'a plus envie. Il dit qu'il ne sait pas. Les jolies tours en Kappla que j'applaudissais avec tellement de fierté, il ne veut plus les faire: « y a-ive paaaa) Je crois qu'il voudrait faire bien mieux que ses mains lui permettent, alors pour le rassurer et l'accompagner, c'est avec la « guidance physique » qu'il sourit devant ses dessins ce matin.

Depuis quatre jours, il croise ses deux bras, bien serrés l'un en dessous de l'autre et dit NON!
Depuis quatre jours, l'imprimante de la maison chauffe et les blogs de mes « copines du net » s'ouvrent et se referment plusieurs fois dans la journée après l'enregistrement de jeux, d'exercices et des divers choses à fabriquer.
Rémi fêtera ses 4 ans dans un peu plus de trois mois et je crois qu'il est temps de commencer à travailler à la maison pour l'aider à dépasser cette faiblesse qu'il traîne et qui l'empêche d'avancer.

Je te remercie Elsa pour tous tes conseils (même si je ne suis pas totalement d'accord avec tes propos) et ton infinie patience avec moi et mes grandes questions. Je remercie aussi Laurence, la maman de Sixtine pour tout le temps qu'elle me consacre aussi. Il me tarde que ma « vieille amie » retrouve une connexion internet pour que je puisse ouvrir les mails qu'elle m'a promis pour découvrir les tas d'activités qu'elle a réunies au fil des années passées à bosser l'école à la maison pour ses quatre enfants... Juste le temps pour moi, d'apprivoiser et organiser tout ce travail et surtout, essayer de trouver les clefs aux questions que je me pose aujourd'hui, à propos du fonctionnement de Rémi.

vendredi 5 février 2010

Se relever

Voilà, je crois que la page peut être tournée. Je crois que je peux écrire sur celle ci, l'ordinaire de nos vies. Un peu d'excitation aussi, beaucoup même chez Rémi. Je peux le comparer, sans exagérer à un lion enfermé depuis trop longtemps qu'on vient de relâcher. Il y a son papa qui dit que ça va maintenant, que « c'est passé » et moi qui ressent un énorme besoin de me retrouver.

Rémi est allé chez le coiffeur: « Ca'o'ine coupé e-eu a Momi » «  Momi to beau !!! »
Après le goûter, il a voulu sortir. Je l'ai bien habillé, je lui ai demandé cent cinquante fois d'aller moins vite sur son vélo et de faire très attention lorsqu'il courrait. J'ai besoin de tranquillité, au moins pour un petit moment.
Mercredi, il faudra retourner voir l'appareilleur pour un nouveau corset, refaire un moulage, parce que l'autre est devenu contre indiqué maintenant qu'il est affiché « Épilepsie ». Il y a une prise de sang et des visites de contrôles très bientôt à glisser entre les autres RDV habituels... Je sais que le repos n'est pas forcement celui que j'attends mais qu'importe, les vacances sont là. Pour lui, ce week end sera hors d'ici, deux jours d'évasion à s'occuper rien que de sa passion et Ma grande fille qui vient passer du temps rien qu'avec Rémi et moi. J'ai envie d'un ciné, entre filles samedi soir. Après il y a lundi... Mais lundi on verra.

jeudi 28 janvier 2010

Des cordes pour s'endormir

Il vient souvent se poser juste en face de moi sur le canapé, pour écouter les cordes bouger aux sons des notes que j'essaie de jouer. Je ne pense pas exagérer en disant qu'à chaque fois, il fini par s'endormir. Je crois que j'aime bien ça.
Aujourd'hui, c'est mon petit garçon et ses 39° qui se sont allongés à mes côtés. Envie de m'évader loin des virus, des idées sottes et du stress qui commence à me grignoter. J'ai pris ma guitare et j'ai dit à Rémi qu'il pouvait m'écouter, se reposer et surtout me laisser jouer. Je crois que j'ai commencé juste quand le niveau de température était monté au cran que je redoute le plus, celui qui le transforme en pile électrique. Il s'est allongé et dans le silence de la maison, je me suis appliquée à me concentrer sur le ton et j'ai entendu mon corps me dire où était ses tensions.
Très vite, sa respiration m'a indiqué que le sommeil l'avait gagné. Sommeil fragile et dérangé à chaque page tournée, alors j'ai joué encore et encore les mêmes notes, de moins en moins vite, de moins en moins fort... Il s'est endormi et j'ai souri au tableau qui s'offrait à moi et au doux souvenir de son papa.

mercredi 20 janvier 2010

Téléphone

Leur souvenir n'est pas très loin et pourtant, ça faisait si longtemps que je n'avais pas pleuré pour cette raison là. Je croyais m'être blindée, je pensais même parfois que finalement, je faisais partie de ces mamans si courageuses ou encore que son trésor de papa avait enfin déteint sur moi.

Cet après midi, j'ai regardé le calendrier, j'ai pensé que le corset devait être prêt et à cette maman qui m'a parlé de motifs à choisir.
Cet après midi, sa marraine m'a demandé des nouvelles, je lui ai dit que justement, nous les attendions ...
Ce soir, le téléphone a sonné, c'est moi qui ai décroché. Une dame m'annonçait que le corset était prêt. Elle m'a demandé si demain matin nous pouvions venir faire des essayages. J'ai bafouillé et je l'ai remercié.

Demain, c'est son papa qui l'emmènera et j'espère tout au fond je crois, que le corset retourne chez le fabricant pour des réglages, encore et encore...
Je pleure... Mes larmes reviennent me secouer, mon menton se met à trembler dès que son image se dessine dans mes pensées, dès que je devine ce que sera sa vie de petit garçon après, je pleure... Je pleure sans doute comme toutes les mamans de la planète face à cette nouveauté. Enfin je l'espère. Je ne veux pas savoir qu'il en existe de ces mamans, celles qui savent, celles qui assurent, celles qui "verront bien" parce que moi, je ne sais pas.

mardi 1 décembre 2009

Sous le sapin (2)

Deux sites que j'ai retenus que vous trouverez en cliquant sur les images.

Théâtre et marionnettes à doigts

Marionnettes à mains

dimanche 22 novembre 2009

Sous le sapin

Avec le sourire de la petite fille qui habite mon âme, je me pose en face de l'écran de mon ordinateur, pour écrire ce billet... de Noël.

Une envie soudaine de dîner au restaurant, un mari toujours partant et deux enfants très heureux de partager ce moment avec nous:
«  Momi to-an. Momi glame » (Rémi restaurant, Rémi glace...)
Il ne savait pas encore dans quel genre de restaurant nous irions, mais qu'importe, tant qu'il y aurait de la glace au dessert, il était heureux.
C'était le chemin qui a mené droit à cette brillante idée qui est née au moment où Leia a demandé:
« Oh! Vincent, tu me montres comment tu as fait la marionnette lapin avec la serviette de Rémi ?»

J'ai retrouvé dans leurs yeux brillants les souvenirs merveilleux de mes voyages au pays de l'imaginaire...

Le thème de Noël est trouvé. Sous le sapin cette année, Rémi rencontrera des personnages, des animaux avec leurs histoires qui grandiront au fil des jours et des années. Cette idée là est encore plus sublime quand je pense à nos autres enfants qui sauront partager avec lui, leur imagination de petite fille pas si loin que ça.

Il reste à trouver les sujets: Familles, animaux, marionnettes à doigts ou marionnettes à main... un mélange serait peut être judicieux, Rémi nous soufflerait ses préférences plus tard, pour compléter la collection...

j'ai trouvé ce lien (J'adore!!! Penser à mettre le son!), il y a même des vêtements pour les changer!!!
et ce lien:

...et si j'étais un peu couturière, je lui ferais un joli théâtre de porte... Mais comme je ne sais même pas coudre un bouton sur un chemisier, je vais chercher sur l'outil le plus merveilleux du monde pour ça: Internet...

mercredi 18 novembre 2009

Couteau

Mon petit garçon sait faire pipi aux toilettes ( Avec 3 Smarties à la sortie et un rappel toutes les heures )
Il sait se déshabiller tout seul
Il compte jusqu'à quatre (un-deux-toi-kake-)
et sait me ramener les deux clémentines que je lui demande après mon déjeuner
Il reconnait des tas de mots et commence à comprendre les sons de certaines lettres
Il s'applique à ranger tous les jouets dans le bain et à retirer le bouchon de la baignoire...
Avant de sortir TOUT SEUL! Il sait même y rentrer. C'est son papa qui lui a appris.
Ce matin, impossible de retrouver le couteau de "bébé" qu'il me demandait pour couper sa crêpe
« et puis zut! Tu es grand maintenant, je vais te montrer comment utiliser un "vrai" couteau »

(Pour le papa absent, je te jure que j'ai fait vachement gaffe!)

mardi 17 novembre 2009

Séparation

Sa petite main a ouvert la grille de l'entrée... Il m'avait raconté le rituel du matin, celui que je ne vois pas parce que derrière la porte de la maison, ils partent rien que tous les deux, sur le chemin de l'école.

Lorsque j'ai croisé mon petit garçon dans le couloir qui mène à sa chambre, après le bonjour, le bisou, le: « Momi éveillé », la chaleur de son corps à peine sortie de dessous la couette contre moi et le « Momi vavoi papa », je lui ai expliqué qu'il était parti pour son travail. « papa a-ion à on ». Il s'est souvenu que la dernière fois nous lui avions expliqué que c'était à Londres qu'il était et qu'il avait pris l'avion pour y aller.

Je me souviens avoir senti une petite pointe piquante surprendre mes jambes et mon ventre lorsque nous sommes arrivés devant le bâtiment et c'est en regardant le pas bien décidé de mon petit garçon et en repensant à tous les mots qui s'étaient dits sur le sujet entre son papa et moi que j'ai balayé cette inquiétude qui vient me dévorer lors de la séparation. J'ai « écouté » Rémi. J'ai entendu son envie de retrouver Nicole. Je l'ai vu sourire lorsqu'il l'a reconnue derrière la fenêtre de la classe. Son pas s'est pressé, je l'ai suivi et j'ai reconnu l'instant où il fallait lui dire au revoir. Je crois que mon sourire était sincère tout comme le signe de la main que j'ai donné à Nicole de l'autre côté de la vitre.

Je me souviens avoir gardé ce sourire là longtemps sur le chemin qui mène à la maison. J'ai pensé à mes filles. Jamais je n'avais connu cette plénitude juste après les avoir déposées à l'école. J'étais très souvent soucieuse de leur bien-être et je n'entendais que le manque qui nous liait durant cette séparation. Aujourd'hui, je suis heureuse de le laisser avec eux: ses copains, ses copines, sa maîtresse et Nicole. Je crois que Nicole aime beaucoup Rémi. C'est ce que me disent son sourire à elle et ses yeux lorsque je les croise.

Je ne sais pas vraiment pourquoi séparation a rimé avec abandon durant toutes ces années dans mon âme et dans mon corps, j'en ai une vague idée et je tiens à rétablir la vérité. Maintenant, je préfère me dire que j'ai deux heures pour moi ce matin plutôt que deux heures sans lui parce que j'ai appris ce que signifiait le mot retrouver.

Un sourire « con » comme celui que j'ai ramené ce matin avec moi de l'école, je crois que c'est le même que celui que j'ai lorsque je suis amoureuse. Celui qui trahit l'abondance d'être deux, même séparés et la grâce d'être soi.

Je suis rentrée à la maison et j'ai laissé le silence me prendre mes pensées. J'ai enfilé mes bottes et je suis partie une demi heure dans le pré à côté de nos chevaux. Je leur ai raconté un peu comme je les trouvais tellement chouettes et que ce matin je n'avais pas peur d'être avec eux. Je leur ai apporté du foin. En rentrant, l'aspirateur a bien essayé de me piéger, je lui ai promis de ne pas l'oublier mais que là maintenant c'est de moi que j'allais m'occuper...

mercredi 11 novembre 2009

Son papa

c'est lui qui a le privilège de recevoir sa confiance, une confiance presque totale. Toujours partant pour aider son fils dans ses découvertes, sa curiosité et ses envies. Un papa qui lit des histoires tous les soirs, juste avant le gros bisou de l'éléphant et celui du tigre. Rémi réclame celui du papillon et chaque soir, le lapin retrouve son terrier, sous l'oreiller de Rémi. Il peut dormir, il est bien. Ça c'est son papa qui lui en a fait cadeau. Je me souviens lorsque Rémi était encore dans mon ventre, il me disait:
-Je ne veux pas que mon bébé pleure pour s'endormir, je lui apprendrai à aimer son lit.
C'est chose faite.
C'est toujours avec une émotion immense que je regarde père et fils s'apprendre et ce que j'adore le plus c'est espionner leurs instants entres hommes remplis de complicité. Je regarde mon mari apprendre à mon petit garçon comment se déshabiller, de la tête aux pieds, sans jamais intervenir avec les mains, juste avec les compliments et la voix qui dirige et lorsque je vois le plaisir qu'en tire Rémi, quand je le vois tellement grand dans les yeux de son papa, souvent je me tais pour ne pas laisser ma voix trahir mon sentiment.

Je sais que je pourrai compter sur lui pour tenir bon lorsque nous accompagnerons Rémi sur son nouveau chemin. Il saura parfaitement le guider vers l'acceptation de son corset, il a la patience et le don d'un papa en or.

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'un homme et d'un papa merveilleux. Un jour de repos pour lui en cadeau chaque année, il l'a bien mérité.

vendredi 6 novembre 2009

Cadeau en attente

L'automne agonise
"Mes larmes aussi"...
Le terne de ses couleurs est né
et le vent souffle les dernières feuilles accrochées
"Mon chagrin aussi"
Le tapis au sol a perdu toute sa légèreté.

Doucement, l'hiver prend place, surtout dans mes pensées.
J'ai envie d'habiller ma maison des couleurs de l'hiver
Je pense aussi à Noël.
Décorer le sapin
cette année sera encore plus belle
parce que mon p'ti loulou a trois ans passés
à cet âge là, la magie de l'innocence
et l'envie d'avancer sont très marquées.
Je sais aussi que sa mémoire
rangera ses souvenirs dans les tiroirs de l'inoubliable
Que plus tard
de simples odeurs
ou la musique d'un instant
découvriront ses tableaux d'enfant et leur mémoire.

Je me concentre sur la promesse
d'un doux Noël
Sans obligation ni planification.
Laisser couler les jours comme ils viennent
sans penser que bientôt il devra revoir le dessin de son corps
dans ses mouvements et dans le miroir.

Avec ses mots à lui
avec un sourire comme je les aime sur son visage
et ses petits yeux rieurs débordant d'ardeur
il me demande un tracteur sous le sapin cette année.

Je m'oblige à ne plus y penser
jusqu'au prochain RDV chez le spécialiste
celui qui me donnera le droit ou non de lui offrir le plus beau des cadeaux
qu'il voudra découvrir le matin du 25 décembre de cette année.
En un seul « clic » je pourrai ré-ouvrir le lien du jouet.
Celui juste à la bonne taille
celle de mon grand, très grand petit garçon.