Remilou

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 22 novembre 2009

Sous le sapin

Avec le sourire de la petite fille qui habite mon âme, je me pose en face de l'écran de mon ordinateur, pour écrire ce billet... de Noël.

Une envie soudaine de dîner au restaurant, un mari toujours partant et deux enfants très heureux de partager ce moment avec nous:
«  Momi to-an. Momi glame » (Rémi restaurant, Rémi glace...)
Il ne savait pas encore dans quel genre de restaurant nous irions, mais qu'importe, tant qu'il y aurait de la glace au dessert, il était heureux.
C'était le chemin qui a mené droit à cette brillante idée qui est née au moment où Leia a demandé:
« Oh! Vincent, tu me montres comment tu as fait la marionnette lapin avec la serviette de Rémi ?»

J'ai retrouvé dans leurs yeux brillants les souvenirs merveilleux de mes voyages au pays de l'imaginaire...

Le thème de Noël est trouvé. Sous le sapin cette année, Rémi rencontrera des personnages, des animaux avec leurs histoires qui grandiront au fil des jours et des années. Cette idée là est encore plus sublime quand je pense à nos autres enfants qui sauront partager avec lui, leur imagination de petite fille pas si loin que ça.

Il reste à trouver les sujets: Familles, animaux, marionnettes à doigts ou marionnettes à main... un mélange serait peut être judicieux, Rémi nous soufflerait ses préférences plus tard, pour compléter la collection...

j'ai trouvé ce lien (J'adore!!! Penser à mettre le son!), il y a même des vêtements pour les changer!!!
et ce lien:

...et si j'étais un peu couturière, je lui ferais un joli théâtre de porte... Mais comme je ne sais même pas coudre un bouton sur un chemisier, je vais chercher sur l'outil le plus merveilleux du monde pour ça: Internet...

mercredi 18 novembre 2009

Couteau

Mon petit garçon sait faire pipi aux toilettes ( Avec 3 Smarties à la sortie et un rappel toutes les heures )
Il sait se déshabiller tout seul
Il compte jusqu'à quatre (un-deux-toi-kake-)
et sait me ramener les deux clémentines que je lui demande après mon déjeuner
Il reconnait des tas de mots et commence à comprendre les sons de certaines lettres
Il s'applique à ranger tous les jouets dans le bain et à retirer le bouchon de la baignoire...
Avant de sortir TOUT SEUL! Il sait même y rentrer. C'est son papa qui lui a appris.
Ce matin, impossible de retrouver le couteau de "bébé" qu'il me demandait pour couper sa crêpe
« et puis zut! Tu es grand maintenant, je vais te montrer comment utiliser un "vrai" couteau »

(Pour le papa absent, je te jure que j'ai fait vachement gaffe!)

mardi 17 novembre 2009

Séparation

Sa petite main a ouvert la grille de l'entrée... Il m'avait raconté le rituel du matin, celui que je ne vois pas parce que derrière la porte de la maison, ils partent rien que tous les deux, sur le chemin de l'école.

Lorsque j'ai croisé mon petit garçon dans le couloir qui mène à sa chambre, après le bonjour, le bisou, le: « Momi éveillé », la chaleur de son corps à peine sortie de dessous la couette contre moi et le « Momi vavoi papa », je lui ai expliqué qu'il était parti pour son travail. « papa a-ion à on ». Il s'est souvenu que la dernière fois nous lui avions expliqué que c'était à Londres qu'il était et qu'il avait pris l'avion pour y aller.

Je me souviens avoir senti une petite pointe piquante surprendre mes jambes et mon ventre lorsque nous sommes arrivés devant le bâtiment et c'est en regardant le pas bien décidé de mon petit garçon et en repensant à tous les mots qui s'étaient dits sur le sujet entre son papa et moi que j'ai balayé cette inquiétude qui vient me dévorer lors de la séparation. J'ai « écouté » Rémi. J'ai entendu son envie de retrouver Nicole. Je l'ai vu sourire lorsqu'il l'a reconnue derrière la fenêtre de la classe. Son pas s'est pressé, je l'ai suivi et j'ai reconnu l'instant où il fallait lui dire au revoir. Je crois que mon sourire était sincère tout comme le signe de la main que j'ai donné à Nicole de l'autre côté de la vitre.

Je me souviens avoir gardé ce sourire là longtemps sur le chemin qui mène à la maison. J'ai pensé à mes filles. Jamais je n'avais connu cette plénitude juste après les avoir déposées à l'école. J'étais très souvent soucieuse de leur bien-être et je n'entendais que le manque qui nous liait durant cette séparation. Aujourd'hui, je suis heureuse de le laisser avec eux: ses copains, ses copines, sa maîtresse et Nicole. Je crois que Nicole aime beaucoup Rémi. C'est ce que me disent son sourire à elle et ses yeux lorsque je les croise.

Je ne sais pas vraiment pourquoi séparation a rimé avec abandon durant toutes ces années dans mon âme et dans mon corps, j'en ai une vague idée et je tiens à rétablir la vérité. Maintenant, je préfère me dire que j'ai deux heures pour moi ce matin plutôt que deux heures sans lui parce que j'ai appris ce que signifiait le mot retrouver.

Un sourire « con » comme celui que j'ai ramené ce matin avec moi de l'école, je crois que c'est le même que celui que j'ai lorsque je suis amoureuse. Celui qui trahit l'abondance d'être deux, même séparés et la grâce d'être soi.

Je suis rentrée à la maison et j'ai laissé le silence me prendre mes pensées. J'ai enfilé mes bottes et je suis partie une demi heure dans le pré à côté de nos chevaux. Je leur ai raconté un peu comme je les trouvais tellement chouettes et que ce matin je n'avais pas peur d'être avec eux. Je leur ai apporté du foin. En rentrant, l'aspirateur a bien essayé de me piéger, je lui ai promis de ne pas l'oublier mais que là maintenant c'est de moi que j'allais m'occuper...

jeudi 12 novembre 2009

Sur le chemin du retour

Juste à l'entrée du village j'entends Rémi me demander:

« ayé on vavive ? »

« Oui Rémi, on arrive. Bravo! Tu as reconnu le village. »

Devant la maison...

« ayé, avivé! »

« Oui mon chéri, nous sommes arrivés et tu as reconnu ta maison, bravo! »

« Momi tataté? »

« Oui tu peux te détacher maintenant »

et dans mes yeux...

il y avait sans doute des milliards d'étoiles qui brillaient...

mercredi 11 novembre 2009

Son papa

c'est lui qui a le privilège de recevoir sa confiance, une confiance presque totale. Toujours partant pour aider son fils dans ses découvertes, sa curiosité et ses envies. Un papa qui lit des histoires tous les soirs, juste avant le gros bisou de l'éléphant et celui du tigre. Rémi réclame celui du papillon et chaque soir, le lapin retrouve son terrier, sous l'oreiller de Rémi. Il peut dormir, il est bien. Ça c'est son papa qui lui en a fait cadeau. Je me souviens lorsque Rémi était encore dans mon ventre, il me disait:
-Je ne veux pas que mon bébé pleure pour s'endormir, je lui apprendrai à aimer son lit.
C'est chose faite.
C'est toujours avec une émotion immense que je regarde père et fils s'apprendre et ce que j'adore le plus c'est espionner leurs instants entres hommes remplis de complicité. Je regarde mon mari apprendre à mon petit garçon comment se déshabiller, de la tête aux pieds, sans jamais intervenir avec les mains, juste avec les compliments et la voix qui dirige et lorsque je vois le plaisir qu'en tire Rémi, quand je le vois tellement grand dans les yeux de son papa, souvent je me tais pour ne pas laisser ma voix trahir mon sentiment.

Je sais que je pourrai compter sur lui pour tenir bon lorsque nous accompagnerons Rémi sur son nouveau chemin. Il saura parfaitement le guider vers l'acceptation de son corset, il a la patience et le don d'un papa en or.

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'un homme et d'un papa merveilleux. Un jour de repos pour lui en cadeau chaque année, il l'a bien mérité.

mardi 10 novembre 2009

Chez le boulanger

« Bonjour, Je voudrais ces trois pains, s'il vous plait... »
« Momi tatan! »

La boulangère sourit et à son air, je vois qu'elle a compris que Rémi voulait un croissant

« Tu veux un croissant ? »
« Momi tatan toutita »

Je demande un croissant au chocolat pour mon petit garçon très content de prendre le petit sachet que lui tend la dame.
« Momi tatan toutita tatu »

« Oui Rémi, tu vas manger ton croissant au chocolat dans la voiture »

Je paie, je prends mon pain et en tournant les talons vers la porte de sortie je salue:

« Merci... Au revoir »......et juste derrière moi, j'entends:
« tati! ovava »

vendredi 6 novembre 2009

Cadeau en attente

L'automne agonise
"Mes larmes aussi"...
Le terne de ses couleurs est né
et le vent souffle les dernières feuilles accrochées
"Mon chagrin aussi"
Le tapis au sol a perdu toute sa légèreté.

Doucement, l'hiver prend place, surtout dans mes pensées.
J'ai envie d'habiller ma maison des couleurs de l'hiver
Je pense aussi à Noël.
Décorer le sapin
cette année sera encore plus belle
parce que mon p'ti loulou a trois ans passés
à cet âge là, la magie de l'innocence
et l'envie d'avancer sont très marquées.
Je sais aussi que sa mémoire
rangera ses souvenirs dans les tiroirs de l'inoubliable
Que plus tard
de simples odeurs
ou la musique d'un instant
découvriront ses tableaux d'enfant et leur mémoire.

Je me concentre sur la promesse
d'un doux Noël
Sans obligation ni planification.
Laisser couler les jours comme ils viennent
sans penser que bientôt il devra revoir le dessin de son corps
dans ses mouvements et dans le miroir.

Avec ses mots à lui
avec un sourire comme je les aime sur son visage
et ses petits yeux rieurs débordant d'ardeur
il me demande un tracteur sous le sapin cette année.

Je m'oblige à ne plus y penser
jusqu'au prochain RDV chez le spécialiste
celui qui me donnera le droit ou non de lui offrir le plus beau des cadeaux
qu'il voudra découvrir le matin du 25 décembre de cette année.
En un seul « clic » je pourrai ré-ouvrir le lien du jouet.
Celui juste à la bonne taille
celle de mon grand, très grand petit garçon.